L’attention et la concentration sont interdépendantes.

Être attentif, c’est mobiliser ses cinq sens pour recevoir, chercher, sélectionner et traiter les informations pertinentes dont on a besoin pour travailler.

Être concentré, c’est focaliser l’attention. C’est être absorbé par la tâche.

 

Comment être attentif

Être attentif, ce n’est pas seulement être calme, en attente, écouter le professeur. On peut certes déduire de cette attitude que l’on est de bonne volonté. Mais cela n’est pas suffisant et n’a pas grand chose à voir avec l’attention.

Être attentif, c’est savoir que faire de son attention. C’est être actif mentalement.

Ainsi un élève attentif écoute le professeur dans le but de comprendre une règle de grammaire, de prononcer correctement des mots anglais, dans le but de savoir utiliser un théorème de géométrie dans un exercice.

Il est dans une intention d’apprendre .

Il ne suffit pas de dire à un enfant : « Sois attentif ». iI faut lui dire comment faire, l’aider à maîtriser son attention et sa concentration..

 

La concentration

La concentration est une attention soutenue que rien n’interrompt.

La concentration de l’enfant dépend de son intention, de son intérêt pour ce qui lui est proposé, pour ce qu’il lit ou entend.

Intérêt, plaisir, réussite, motivation favorisent la concentration

Passivité, stress, répétition ou monotonie de la tâche la perturbent.

 

Maîtriser son attention et sa concentration

1) Il faut tout d’abord observer la durée de son attention, de sa concentration selon la lecture ou l’écoute, selon le travail (compréhension, mémorisation, réflexion), selon la matière aussi. Egalement le moment de la journée et le lieu.

Il s’agit de s’observer pour avoir conscience des moments où l’on décroche d’un travail pour parvenir à raccrocher au plus tôt.

2) Il faut dans un deuxième temps s’entraîner et utiliser des stratégies.

On s’entraîne à moduler son attention pendant le cours : attention légère quand un professeur rend des copies ou parle d’un point qu’on maitrise déjà parfaitement ; attention plus soutenue quand il s’agit d’écouter le cours ; concentration pour comprendre un point difficile, pour un effort de réflexion.

On utilise des stratégies. On choisit sa place en classe, on organise son travail en fonction de l’exigence du travail au plan de la concentration et en fonction des heures plus ou moins favorables au travail intellectuel.

Stratégies de lecture pour éviter que l’esprit ne s’évade : par exemple noter dans la marge les mots-clés.

Stratégies d’écoute : fermer les yeux ou poser les yeux sur une surface neutre pour qu’aucune sollicitation visuelle ne vienne perturber.

 

Se concentrer, une habitude à acquérir

L’important est d’apprendre, en délimitant un espace, à délimiter le temps de travail.

L’enfant travaille assis à une table. Face à lui, un réveil : il lui permet d’être conscient du temps qui passe, du temps pendant lequel il parvient à se concentrer, du temps qu’il lui faut pour faire des exercices, pour apprendre ses leçons. Quand il se met à penser à autre chose et n’arrive plus à être attentif, il se lève. Il peut boire un verre de lait, manger un fruit, s’amuser avec le chat, mais il n’allume pas la télévision, ce qui l’empêcherait de retrouver facilement sa concentration.

Il faut prendre l’habitude de ne pas rêvasser à sa table de travail : dès que l’enfant est fatigué, qu’il se met à rêver, il vaut mieux qu’il se lève pour faire une pause de quelques minutes.

Tant qu’il est assis à sa table, il travaille, il ne pense à rien d’autre.

Dans le cas où, pour apprendre ses leçons, il a besoin de marcher de long en large, il le fait bien entendu, mais il quitte la pièce quand il n’arrive plus à être attentif, et il y revient une fois la pause terminée.